Étude énergétique des oscillateurs mécaniques

Pour 2BAC PC 2BAC SVT 2BAC SM Mis à jour le 15 octobre 2026

Objectifs pédagogiques

  • Calculer le travail d'une force de rappel ou d'un couple de torsion par intégration.
  • Établir rigoureusement l'expression de l'énergie potentielle (élastique, de torsion, de pesanteur).
  • Exploiter la conservation de l'énergie mécanique pour déterminer l'équation différentielle du mouvement.
  • Analyser et interpréter les diagrammes d'énergie en fonction de la position et du temps.
  • Démontrer mathématiquement la diminution de l'énergie mécanique en présence de frottements (amortissement).

Compétences visées

  • Mobiliser les théorèmes énergétiques pour résoudre des problèmes complexes d'oscillateurs.
  • Faire le lien entre l'approche dynamique (Lois de Newton) et l'approche énergétique.

Vérifiez vos prérequis

Quelle est l'expression du théorème de l'énergie cinétique ? La variation de l'énergie cinétique entre deux instants est égale à la somme des travaux des forces appliquées :
$$ \Delta E_c = E_{cB} - E_{cA} = \sum W(\overrightarrow{F}) $$
Comment calcule-t-on le travail élémentaire $\delta W$ d'une force $\overrightarrow{F}$ lors d'un déplacement $d\overrightarrow{l}$ ? Le travail élémentaire est le produit scalaire :
$$ \delta W = \overrightarrow{F} \cdot d\overrightarrow{l} $$
. Le travail total s'obtient par intégration.
Quelle est la relation entre le travail des forces conservatives (ex: Poids) et l'énergie potentielle ? Le travail d'une force conservative est égal à l'opposé de la variation de l'énergie potentielle correspondante :
$$ W_{A \to B}(\overrightarrow{F}_c) = -\Delta E_p = E_{pA} - E_{pB} $$

Situation de départ

Lors d'un voyage en Grand Taxi sur une route sinueuse du Haut Atlas, le véhicule subit des oscillations verticales après avoir franchi un dos d'âne. Les passagers remarquent que ces oscillations finissent par s'atténuer progressivement. Parallèlement, chez un marchand d'épices au souk, un peson à ressort est utilisé pour peser un panier. Lorsqu'on lâche le panier brutalement, celui-ci oscille de haut en bas autour de sa position d'équilibre avant de s'arrêter.

Problème : Quelle est l'origine de l'énergie cinétique du panier au début ? Où cette énergie disparait-elle lorsque le mouvement s'arrête ? Pourquoi les amortisseurs du taxi s'échauffent-ils après un long trajet sur route dégradée ?

Oscillations amorties dans la vie quotidienne : du transport en montagne au pesage au souk
Oscillations amorties dans la vie quotidienne : du transport en montagne au pesage au souk.

1. Étude énergétique du pendule élastique

Étude énergétique du pendule élastique

Travail de la force de rappel d'un ressort

Considérons un ressort de raideur $K$ horizontal. La force exercée par le ressort sur le solide est $\overrightarrow{T} = -K \cdot x \cdot \overrightarrow{i}$. Pour l'allonger, un opérateur doit appliquer une force extérieure opposée $\overrightarrow{F}_{ext} = K \cdot x \cdot \overrightarrow{i}$.

Force extérieure appliquée sur un ressort
La force extérieure et la force de rappel s'opposent lors de l'étirement du ressort.

Le travail élémentaire de la tension du ressort pour un petit déplacement $d\overrightarrow{l} = dx \cdot \overrightarrow{i}$ est :

$$ \delta W = \overrightarrow{T} \cdot d\overrightarrow{l} = (-K \cdot x \cdot \overrightarrow{i}) \cdot (dx \cdot \overrightarrow{i}) = -K \cdot x \cdot dx $$

Pour un déplacement d'un point A (abscisse $x_A$) vers un point B (abscisse $x_B$), on intègre ce travail élémentaire :

$$ W_{A \to B}(\overrightarrow{T}) = \int_{x_A}^{x_B} -K \cdot x \cdot dx = \left[ -\frac{1}{2} K \cdot x^2 \right]_{x_A}^{x_B} $$

$$ W_{A \to B}(\overrightarrow{T}) = \frac{1}{2} K \cdot x_A^2 - \frac{1}{2} K \cdot x_B^2 $$
Graphe de la force de rappel en fonction de x
La force de rappel est proportionnelle à l'allongement $x$. L'aire sous la courbe représente le travail.

Énergie potentielle élastique

Le travail de la tension est égal à l'opposé de la variation de l'énergie potentielle élastique : $W = -\Delta E_{pe} = E_{pe}(A) - E_{pe}(B)$.

Par identification directe avec l'expression du travail trouvée ci-dessus, on déduit l'expression générale de l'énergie potentielle élastique :

$$ E_{pe} = \frac{1}{2} K \cdot x^2 + C $$

La constante $C$ est déterminée par l'état de référence. Généralement, on choisit $E_{pe} = 0$ lorsque le ressort n'est pas déformé ($x=0$), ce qui donne $C=0$.

Énergie mécanique et diagrammes

L'énergie mécanique $E_m$ du pendule élastique est la somme de son énergie cinétique et de ses énergies potentielles. Dans un plan horizontal, $E_{pp} = 0$.

$$ E_m = E_c + E_{pe} = \frac{1}{2} m \cdot \dot{x}^2 + \frac{1}{2} K \cdot x^2 $$

Démonstration de la conservation de l'énergie mécanique :

En absence de frottement, la solution de l'équation horaire est : $x(t) = X_m \cdot \cos(\frac{2\pi}{T_0} t + \varphi)$

La vitesse est sa dérivée : $\dot{x}(t) = -X_m \cdot \frac{2\pi}{T_0} \cdot \sin(\frac{2\pi}{T_0} t + \varphi)$

Remplaçons dans l'expression de $E_m$ :

$$ E_m = \frac{1}{2} m \left[ -X_m \cdot \frac{2\pi}{T_0} \cdot \sin(\frac{2\pi}{T_0} t + \varphi) \right]^2 + \frac{1}{2} K \left[ X_m \cdot \cos(\frac{2\pi}{T_0} t + \varphi) \right]^2 $$

Sachant que $T_0 = 2\pi \sqrt{\frac{m}{K}}$, on a $\left(\frac{2\pi}{T_0}\right)^2 = \frac{K}{m}$, ce qui donne $m \left(\frac{2\pi}{T_0}\right)^2 = K$. L'expression devient :

$$ E_m = \frac{1}{2} K \cdot X_m^2 \cdot \sin^2(\frac{2\pi}{T_0} t + \varphi) + \frac{1}{2} K \cdot X_m^2 \cdot \cos^2(\frac{2\pi}{T_0} t + \varphi) $$

En factorisant par $\frac{1}{2} K \cdot X_m^2$ et sachant que $\sin^2(\alpha) + \cos^2(\alpha) = 1$, on obtient :

$$ E_m = \frac{1}{2} K \cdot X_m^2 = Constante $$

L'énergie mécanique est donc strictement conservée au cours du temps.

Diagramme d'énergie en fonction de x
Les diagrammes d'énergie (Ec, Epe, Em) en fonction de l'abscisse x (paraboles inversées).

Démonstration de l'équation différentielle via la dérivée de l'énergie :

S'il n'y a pas de frottement, le système est conservatif : $E_m = Constante$. Sa dérivée par rapport au temps est nulle : $\frac{dE_m}{dt} = 0$.

$$ \frac{d}{dt} \left( \frac{1}{2} m \cdot \dot{x}^2 + \frac{1}{2} K \cdot x^2 \right) = 0 $$

En utilisant la règle de dérivation en chaîne $\frac{d(u^2)}{dt} = 2 \cdot u \cdot \dot{u}$ :

$$ \frac{1}{2} m (2 \cdot \dot{x} \cdot \ddot{x}) + \frac{1}{2} K (2 \cdot x \cdot \dot{x}) = 0 $$

$$ m \cdot \dot{x} \cdot \ddot{x} + K \cdot x \cdot \dot{x} = 0 \implies \dot{x} (m \cdot \ddot{x} + K \cdot x) = 0 $$

Comme la vitesse $\dot{x}$ ne peut pas être nulle à tout instant, c'est le terme entre parenthèses qui est nul :

$$ m \cdot \ddot{x} + K \cdot x = 0 \implies \ddot{x} + \frac{K}{m} x = 0 $$

On retrouve parfaitement l'équation différentielle du mouvement établie par la loi de Newton !

Diagramme d'énergie en fonction du temps pour un pendule élastique
En l'absence de frottements, l'énergie mécanique $E_m$ reste strictement constante au cours du temps.

Diminution de l'énergie (Le phénomène de l'amortissement)

Diminution de l'énergie (Le phénomène de l'amortissement)

S'il existe des forces de frottement fluide de type $\overrightarrow{f} = -h \cdot \overrightarrow{v}$ (où $h$ est une constante positive et $\overrightarrow{v} = \dot{x}\overrightarrow{i}$), l'énergie mécanique n'est plus conservée. La variation de l'énergie mécanique est égale au travail des forces non conservatives.

Démontrons mathématiquement cette perte d'énergie :

On sait par la deuxième loi de Newton que : $m\ddot{x} + h\dot{x} + Kx = 0$, donc $m\ddot{x} + Kx = -h\dot{x}$.

La dérivée temporelle de l'énergie mécanique est :

$$ \frac{dE_m}{dt} = \dot{x}(m\ddot{x} + Kx) $$

En remplaçant la parenthèse par $-h\dot{x}$ :

$$ \frac{dE_m}{dt} = \dot{x}(-h\dot{x}) = -h \cdot \dot{x}^2 $$

Puisque $h > 0$ et $\dot{x}^2 \ge 0$, alors $\frac{dE_m}{dt} \le 0$. La dérivée est négative, la fonction $E_m(t)$ est donc décroissante. L'énergie mécanique diminue au cours du temps : elle est dissipée sous forme de chaleur thermique (d'où l'échauffement des amortisseurs du taxi !).

Diagramme d'énergie en fonction du temps avec amortissement faible
Régime pseudo-périodique : l'enveloppe de l'énergie mécanique diminue exponentiellement au fil des oscillations.

Testez-vous

Où l'énergie cinétique du pendule élastique est-elle maximale (sans frottements) ?

Que vaut le travail de la force de rappel lorsque le solide effectue une oscillation complète (retour à son point de départ) ?

Si le coefficient de frottement $h$ augmente fortement, que se passe-t-il sur le graphe $E_m(t)$ ?

2. Étude énergétique du pendule de torsion

Étude énergétique du pendule de torsion

Travail du couple de torsion et Énergie potentielle

Lorsqu'on tord le fil métallique d'un angle $\theta$, celui-ci exerce sur la barre un couple de rappel dont le moment est proportionnel à l'angle : $M_c = -C \cdot \theta$, avec $C$ la constante de torsion du fil.

Le travail élémentaire de ce couple pour une petite rotation $d\theta$ est donné par :

$$ \delta W = M_c \cdot d\theta = -C \cdot \theta \cdot d\theta $$

Par intégration de $\theta_A$ à $\theta_B$, on obtient le travail total :

$$ W_{A \to B}(M_c) = \int_{\theta_A}^{\theta_B} -C \cdot \theta \cdot d\theta = \left[ -\frac{1}{2} C \cdot \theta^2 \right]_{\theta_A}^{\theta_B} $$

$$ W_{A \to B}(M_c) = \frac{1}{2} C \cdot \theta_A^2 - \frac{1}{2} C \cdot \theta_B^2 $$

Sachant que le travail des forces conservatives est opposé à la variation de l'énergie potentielle ($W = -\Delta E_{pt}$), on déduit directement l'expression de l'énergie potentielle de torsion :

$$ E_{pt} = \frac{1}{2} C \cdot \theta^2 + Cte $$

Si on choisit l'état de référence $E_{pt} = 0$ à la position d'équilibre $\theta = 0$, la constante est nulle.

Énergie Mécanique et équation différentielle

L'énergie mécanique de ce pendule, supposé dans un plan horizontal (donc pas de variation d'énergie potentielle de pesanteur, $E_{pp}=0$), est :

$$ E_m = E_c + E_{pt} = \frac{1}{2} J_\Delta \cdot \dot{\theta}^2 + \frac{1}{2} C \cdot \theta^2 $$

Où $J_\Delta$ est le moment d'inertie de la barre.

Démonstration de la conservation de l'énergie mécanique :

La solution horaire est : $\theta(t) = \theta_m \cdot \cos(\frac{2\pi}{T_0} t + \varphi)$

La vitesse angulaire est : $\dot{\theta}(t) = -\theta_m \cdot \frac{2\pi}{T_0} \cdot \sin(\frac{2\pi}{T_0} t + \varphi)$

Remplaçons dans l'expression de $E_m$ :

$$ E_m = \frac{1}{2} J_\Delta \left[ -\theta_m \cdot \frac{2\pi}{T_0} \cdot \sin(\frac{2\pi}{T_0} t + \varphi) \right]^2 + \frac{1}{2} C \left[ \theta_m \cdot \cos(\frac{2\pi}{T_0} t + \varphi) \right]^2 $$

Sachant que $\left(\frac{2\pi}{T_0}\right)^2 = \frac{C}{J_\Delta}$, on a $J_\Delta \left(\frac{2\pi}{T_0}\right)^2 = C$. L'expression devient :

$$ E_m = \frac{1}{2} C \cdot \theta_m^2 \cdot \sin^2(\frac{2\pi}{T_0} t + \varphi) + \frac{1}{2} C \cdot \theta_m^2 \cdot \cos^2(\frac{2\pi}{T_0} t + \varphi) $$

En factorisant par $\frac{1}{2} C \cdot \theta_m^2$ et sachant que $\sin^2(\alpha) + \cos^2(\alpha) = 1$, on obtient :

$$ E_m = \frac{1}{2} C \cdot \theta_m^2 = Constante $$

L'énergie mécanique est parfaitement conservée.

Diagramme d'énergie en fonction de l'angle pour un pendule de torsion
Les diagrammes d'énergie pour le pendule de torsion suivent le même profil parabolique en fonction de $\theta$.

Démonstration de l'équation du mouvement via la dérivée :

En l'absence de frottement, $E_m = Constante$, d'où $\frac{dE_m}{dt} = 0$.

$$ \frac{d}{dt} \left( \frac{1}{2} J_\Delta \cdot \dot{\theta}^2 + \frac{1}{2} C \cdot \theta^2 \right) = 0 $$

En dérivant (attention à dériver par rapport au temps, $\frac{d(\theta^2)}{dt} = 2\theta\dot{\theta}$) :

$$ \frac{1}{2} J_\Delta (2 \cdot \dot{\theta} \cdot \ddot{\theta}) + \frac{1}{2} C (2 \cdot \theta \cdot \dot{\theta}) = 0 $$

$$ \dot{\theta} (J_\Delta \cdot \ddot{\theta} + C \cdot \theta) = 0 $$

La vitesse angulaire $\dot{\theta}$ n'étant pas toujours nulle, on obtient l'équation différentielle :

$$ \ddot{\theta} + \frac{C}{J_\Delta} \theta = 0 $$

Testez-vous

Dans l'expression de l'énergie cinétique $E_c = \frac{1}{2} J_\Delta \dot{\theta}^2$, quelle est l'unité de $J_\Delta$ (le moment d'inertie) ?

À l'instant où l'angle $\theta$ atteint sa valeur maximale $\theta_m$, que vaut l'énergie cinétique ?

Comment s'exprime le travail du couple de torsion si la barre tourne de la position $\theta_m$ jusqu'à la position d'équilibre $0$ ?

3. Étude énergétique du pendule pesant et simple

Étude énergétique du pendule pesant et simple

Énergie potentielle de pesanteur ($e_{pp}$)

Le pendule pesant oscille dans un plan vertical. L'énergie potentielle de pesanteur dépend de l'altitude $z$ de son centre d'inertie G :

$$ E_{pp} = m \cdot g \cdot z_G + Cte $$
Forces sur le pendule pesant
Le pendule pesant est soumis à son Poids et à la réaction de l'axe de rotation.

Si l'on choisit l'état de référence $E_{pp} = 0$ à la position d'équilibre stable ($z=0$ au point le plus bas), la constante est nulle. Sur la figure, la relation géométrique entre l'altitude $z_G$ et l'angle d'inclinaison $\theta$ est :

$$ z_G = d - d \cdot \cos\theta = d(1 - \cos\theta) $$

Où $d$ est la distance entre l'axe de rotation $\Delta$ et le centre d'inertie G.

$$ E_{pp} = m \cdot g \cdot d \cdot (1 - \cos\theta) $$
Energie potentielle selon l'altitude z
L'énergie potentielle de pesanteur croît linéairement avec l'altitude $z_G$.

Cas des grands angles et des petits angles

Cas général (grands angles) : La fonction $(1-\cos\theta)$ n'est pas une parabole. Le graphe de l'énergie potentielle présente des vagues cosinusoïdales.

Graphe d'énergie aux grands angles
Graphe $E_{pp}(\theta)$ pour de grandes amplitudes, la courbe n'est pas parabolique.

Cas des petites oscillations (petits angles) : Si $\theta \le 15^\circ$ (soit environ $0,26 \text{ rad}$), on utilise le développement limité mathématique : $\cos\theta \approx 1 - \frac{\theta^2}{2}$.

L'expression de l'énergie potentielle devient :

$$ E_{pp} = m \cdot g \cdot d \cdot \left[ 1 - \left( 1 - \frac{\theta^2}{2} \right) \right] = m \cdot g \cdot d \cdot \left( \frac{\theta^2}{2} \right) $$

$$ E_{pp} \approx \frac{1}{2} m \cdot g \cdot d \cdot \theta^2 $$

L'énergie potentielle retrouve une forme parabolique pure, caractéristique des oscillateurs harmoniques parfaits.

Graphe d'énergie aux petits angles
Aux faibles amplitudes, la courbe d'énergie potentielle se superpose à une parabole parfaite.

Le pendule simple

Le pendule simple

Le pendule simple est un modèle théorique constitué d'une masse ponctuelle au bout d'un fil de longueur $l$. On remplace simplement la distance $d$ par $l$ dans les expressions précédentes.

$$ E_{pp}(\text{pendule simple}) = m \cdot g \cdot l \cdot (1 - \cos\theta) $$

Et son énergie cinétique, sachant que $J_\Delta = m \cdot l^2$ pour une masse ponctuelle, s'écrit :

$$ E_c = \frac{1}{2} (m \cdot l^2) \cdot \dot{\theta}^2 $$
Diagramme d'énergie pour le pendule simple
Diagramme d'énergie dans le Cas des grands angles et des petits angles.

Testez-vous

Que se passe-t-il si on lance un pendule pesant avec une énergie mécanique $E_m$ supérieure à $2mgd$ ?

Dans l'approximation des petits angles, quelle est l'équation différentielle obtenue en dérivant l'énergie mécanique $E_m = \frac{1}{2}J_\Delta \dot{\theta}^2 + \frac{1}{2}mgd\theta^2$ ?

Pour un pendule simple, l'énergie mécanique dépend-elle de la masse ?

L'essentiel

  • Travail : Exprimé par une intégrale. $W(ressort) = \frac{1}{2}Kx_A^2 - \frac{1}{2}Kx_B^2$. Le travail du couple est $W(torsion) = \frac{1}{2}C\theta_A^2 - \frac{1}{2}C\theta_B^2$.
  • Énergies Potentielles :
    - Élastique : $E_{pe} = \frac{1}{2}Kx^2$
    - De Torsion : $E_{pt} = \frac{1}{2}C\theta^2$
    - De Pesanteur : $E_{pp} = mgd(1-\cos\theta) \approx \frac{1}{2}mgd\theta^2$ (petits angles).
  • Conservation de l'Énergie ($E_m$) : En l'absence de frottements, $\frac{dE_m}{dt} = 0$. Cette dérivée permet de retrouver mathématiquement toutes les équations différentielles des oscillateurs.
  • Amortissement : En présence de forces de frottement dissipatives (ex: $f = -h\dot{x}$), $\frac{dE_m}{dt} = -h\dot{x}^2 < 0$. L'énergie totale du système diminue, expliquant l'arrêt progressif du mouvement.

4. Applications dans la vie réelle

L'étude énergétique des oscillateurs est cruciale pour le design et la sécurité des systèmes :

  • Les Amortisseurs Automobiles : La suspension d'une voiture (ressort) stocke l'énergie du choc sous forme d'énergie potentielle élastique. L'amortisseur (cylindre avec piston dans l'huile) force la dissipation de cette énergie sous forme de chaleur thermique. Sans l'amortisseur, la voiture bondirait indéfiniment après un dos d'âne !
  • Générateurs houlomoteurs : Des bouées géantes (agissant comme des oscillateurs verticaux sur les vagues) absorbent l'énergie mécanique de l'océan pour la convertir en électricité.
  • Les montres mécaniques : Le ressort moteur accumule de l'énergie potentielle en étant tendu manuellement. Il la libère très lentement pour entretenir le balancier-spiral (pendule de torsion) et compenser exactement l'énergie perdue par frottements mécaniques des rouages.

5. Exercices corrigés

Exercice 1 : étude énergétique d'un oscillateur mécanique (système solide-ressort)

Un pendule élastique est constitué d'un solide (S) de masse $m = 250 \text{ g}$ fixé à un ressort à spires non jointives, de masse négligeable et de raideur $K = 10 \text{ N/m}$. Le solide peut glisser en effectuant un mouvement oscillatoire autour de sa position d'équilibre le long d'une tige horizontale. On étudie le mouvement du centre d'inertie G du solide sur l'axe Ox d'un repère orthonormé lié à un référentiel terrestre supposé Galiléen $R(O,\vec{i},\vec{j},\vec{k})$.

La position de G est repérée par l'abscisse $x$. L'origine O du repère coïncide avec la position de G à l'équilibre. Les forces de frottement sont modélisées par une force unique $\vec{f} = -\mu \cdot \vec{v}$ où $\mu$ est une constante positive et $\vec{v}$ le vecteur vitesse de G.

On écarte (S) de sa position d'équilibre d'une distance $X_m$ dans le sens positif et on le lâche sans vitesse initiale à l'instant $t=0$.

Le document ci-dessous représente les variations de l'énergie cinétique $E_c$, de l'énergie potentielle élastique $E_{pe}$ et de l'énergie mécanique $E_m$ au cours du temps.

Courbes énergétiques d'un oscillateur amorti
Variation des énergies $E_c$, $E_{pe}$ et $E_m$ en fonction du temps pour un pendule élastique amorti.

Questions :

  • 1 En utilisant le document graphique, déterminer la pseudo-période $T$ des oscillations, la comparer à la période propre $T_0$.
  • 2 Identifier les courbes (a) et (b) en justifiant votre réponse.
  • 3 Justifier la non-conservation de l'énergie mécanique $E_m$ de l'oscillateur.
  • 4 Déterminer la valeur de la vitesse du centre d'inertie G, $v_G$, aux instants $t_1$ et $t_2$. Justifier.
  • 5 En déduire l'intensité de la force de frottement $f$ à ces mêmes instants $t_1$ et $t_2$.
  • 6 Justifier la forme "en escalier" de la courbe de l'énergie mécanique $E_m$.
  • 7 Calculer la perte d'énergie mécanique $\Delta E_m$ entre les instants $t_1$ et $t_2$.
Voir la solution 1
Attention. Analysez bien les points où l'énergie cinétique s'annule (vitesse nulle, positions extrêmes) et où l'énergie potentielle s'annule (passage par l'équilibre). La force de frottement dépend directement de la vitesse !

1 Pseudo-période $T$ et période propre $T_0$ :
Sur le graphe de l'énergie cinétique (ou potentielle), une période complète $T$ de l'oscillateur correspond à deux oscillations complètes de l'énergie (car l'énergie est au carré, elle repasse par son maximum deux fois par période).
La durée entre le premier pic d'énergie cinétique (à $t=0$) et le troisième pic est égale à $T$. Graphiquement, $T = 1,0 \text{ s}$.
Calculons la période propre $T_0$ :
$T_0 = 2\pi \sqrt{\frac{m}{K}} = 2\pi \sqrt{\frac{0,250}{10}} = 2\pi \sqrt{0,025} \approx 0,99 \text{ s}$.
On constate que $T \approx T_0$. Dans le cas d'un amortissement faible, la pseudo-période est pratiquement égale à la période propre.

2 Identification des courbes (a) et (b) :
À $t=0$, la courbe (a) commence par une valeur maximale, tandis que la courbe (b) commence à $0$.
Dans les conditions de lâcher classique d'un pendule écarté de sa position d'équilibre sans vitesse initiale :
- La vitesse est nulle, donc l'énergie cinétique $E_c = 0$.
- L'élongation est maximale, donc l'énergie potentielle élastique $E_{pe}$ est maximale.
Par conséquent, la courbe (a) représente l'énergie potentielle élastique $E_{pe}$, et la courbe (b) représente l'énergie cinétique $E_c$.

3 Non-conservation de l'énergie mécanique $E_m$ :
Le graphique montre que l'énergie mécanique $E_m$ (la courbe supérieure en escalier) diminue au cours du temps. Cette diminution est due au travail négatif (résistant) de la force de frottement $\vec{f} = -\mu \cdot \vec{v}$, qui dissipe l'énergie mécanique du système sous forme d'énergie thermique (chaleur).

4 Vitesse aux instants $t_1$ et $t_2$ :
Sur le graphe, aux instants $t_1 = 0,5 \text{ s}$ et $t_2 = 1,0 \text{ s}$ (qui correspondent aux minima de la courbe (b)), l'énergie cinétique est nulle : $E_c(t_1) = 0$ et $E_c(t_2) = 0$.
Puisque $E_c = \frac{1}{2} m v_G^2$, on en déduit que la vitesse $v_G$ est nulle à ces instants : $v_G(t_1) = v_G(t_2) = \mathbf{0 \text{ m/s}}$.
Ces instants correspondent aux positions d'élongation maximale du solide (points de rebroussement).

5 Intensité de la force de frottement à $t_1$ et $t_2$ :
La force de frottement est modélisée par $f = \mu \cdot |v|$.
Puisque la vitesse est nulle à $t_1$ et $t_2$ (calculé à la question précédente), la force de frottement est également nulle à ces instants précis : $f(t_1) = f(t_2) = \mathbf{0 \text{ N}}$.

6 Forme de la courbe de l'énergie mécanique :
La dérivée de l'énergie mécanique est donnée par : $\frac{dE_m}{dt} = P(\vec{f}) = \vec{f} \cdot \vec{v} = -\mu \cdot v^2$.
- Lorsque la vitesse est maximale (passage par la position d'équilibre), la perte d'énergie $\frac{dE_m}{dt}$ est maximale, ce qui correspond à une pente forte (marche descendante de l'escalier).
- Aux positions extrêmes (comme $t_1$ et $t_2$), la vitesse s'annule, donc $\frac{dE_m}{dt} = 0$. L'énergie mécanique reste constante un bref instant, ce qui correspond aux paliers horizontaux (le "plat" de la marche d'escalier).

7 Perte d'énergie $\Delta E_m$ entre $t_1$ et $t_2$ :
Par lecture graphique (courbe $E_m$) :
À $t_1 = 0,5 \text{ s}$, $E_m(t_1) \approx 0,02 \text{ J}$.
À $t_2 = 1,0 \text{ s}$, $E_m(t_2) \approx 0,01 \text{ J}$.
$\Delta E_m = E_m(t_2) - E_m(t_1) = 0,01 - 0,02 = \mathbf{-0,01 \text{ J}}$.
Le système a dissipé 0,01 J entre ces deux instants.

Exercice 2 : étude énergétique d'un pendule pesant

On considère un pendule pesant effectuant des oscillations libres avec des frottements négligeables. Le pendule étudié est une tige homogène AB, de masse $m$ et de longueur $l = 60,0 \text{ cm}$, pouvant tourner dans un plan vertical autour d'un axe horizontal $(\Delta)$ fixe passant par son extrémité A.

Le moment d'inertie de la tige par rapport à l'axe $(\Delta)$ est $J_\Delta = \frac{1}{3} m l^2$.

On étudie le mouvement du pendule dans un repère lié au référentiel terrestre supposé Galiléen. On repère à chaque instant la position du pendule par l'abscisse angulaire $\theta$, qui est l'angle que forme la tige avec la verticale passant par son centre de gravité $G_0$ à l'équilibre. On choisit $E_{pp} = 0$ dans le plan horizontal passant par G à l'équilibre. On prend $g = 9,80 \text{ m/s}^2$. On admet pour les petites oscillations l'approximation : $\cos\theta \approx 1 - \frac{\theta^2}{2}$.

Pendule pesant et courbes énergétiques
Schéma du pendule pesant (gauche) et évolution des énergies $E_m$ et $E_p$ en fonction de l'angle $\theta$ (droite).

Questions :

  • 1 Montrer que l'expression de l'énergie potentielle de pesanteur $E_{pp}$ de la tige peut s'écrire sous la forme : $E_{pp} = m \cdot g \cdot \frac{l}{2} \cdot (1 - \cos\theta)$.
  • 2 Écrire, dans le cas des petites oscillations, l'expression de l'énergie mécanique $E_m$ de la tige à l'instant $t$, en fonction de $m$, $l$, $g$, $\theta$ et $\dot{\theta}$.
  • 3 En déduire l'équation différentielle du mouvement vérifiée par l'abscisse angulaire $\theta$ dans le cas des petites oscillations, en utilisant la conservation de l'énergie.
  • 4 À partir de la position d'équilibre stable, on lance la tige avec une vitesse initiale qui lui fournit une énergie mécanique $E_m$. Le graphe de la figure 2 donne l'évolution de l'énergie potentielle $E_{pp}$ en fonction de $\theta$ (courbe bleue). Les droites en pointillés correspondent à l'énergie mécanique dans deux expériences différentes : $E_{m1}$ et $E_{m2}$. Déterminer la nature du mouvement de la tige AB dans chaque expérience.
  • 5 Déterminer graphiquement la valeur maximale de l'abscisse angulaire du pendule ($\theta_{max}$) dans l'expérience 1.
  • 6 En déduire la valeur de la masse $m$ de la tige (en utilisant les données de l'expérience 1).
  • 7 Au cours de l'expérience 2, l'énergie cinétique de la tige varie entre deux valeurs extrêmes $E_{c,min}$ et $E_{c,max}$. Déterminer graphiquement ces deux valeurs.
Voir la solution 2
Attention. Le centre de gravité $G$ d'une tige homogène se trouve au milieu, sa distance à l'axe de rotation A est donc $d = l/2$. C'est le point clé pour calculer l'énergie potentielle !

1 Expression de $E_{pp}$ :
L'énergie potentielle de pesanteur est $E_{pp} = m \cdot g \cdot z_G$.
D'après la géométrie du système, l'altitude $z_G$ du centre de gravité (situé à la distance $d = \frac{l}{2}$ de l'axe A) par rapport à sa position d'équilibre est :
$z_G = d - d\cos\theta = \frac{l}{2}(1 - \cos\theta)$.
En remplaçant, on obtient bien :

$E_{pp} = m \cdot g \cdot \frac{l}{2} \cdot (1 - \cos\theta)$
.

2 Expression de l'énergie mécanique $E_m$ (petites oscillations) :
$E_m = E_c + E_{pp} = \frac{1}{2} J_\Delta \dot{\theta}^2 + E_{pp}$.
Pour de petites oscillations, $\cos\theta \approx 1 - \frac{\theta^2}{2} \implies 1 - \cos\theta \approx \frac{\theta^2}{2}$.
Donc $E_{pp} \approx m \cdot g \cdot \frac{l}{2} \cdot \frac{\theta^2}{2} = m \cdot g \cdot \frac{l}{4} \cdot \theta^2$.
On sait que $J_\Delta = \frac{1}{3} m l^2$.
L'expression de l'énergie mécanique devient :

$E_m = \frac{1}{2} \left(\frac{1}{3} m l^2\right) \dot{\theta}^2 + \frac{1}{4} m g l \theta^2 = \frac{1}{6} m l^2 \dot{\theta}^2 + \frac{1}{4} m g l \theta^2$
.

3 Équation différentielle :
Les frottements étant négligeables, l'énergie mécanique se conserve : $\frac{dE_m}{dt} = 0$.
$\frac{d}{dt}\left( \frac{1}{6} m l^2 \dot{\theta}^2 + \frac{1}{4} m g l \theta^2 \right) = 0$
$\frac{1}{6} m l^2 (2 \dot{\theta} \ddot{\theta}) + \frac{1}{4} m g l (2 \theta \dot{\theta}) = 0$
$\frac{1}{3} m l^2 \dot{\theta} \ddot{\theta} + \frac{1}{2} m g l \theta \dot{\theta} = 0$
$\dot{\theta} \left( \frac{1}{3} m l^2 \ddot{\theta} + \frac{1}{2} m g l \theta \right) = 0$. Puisque $\dot{\theta} \neq 0$ en général :
$\frac{1}{3} m l^2 \ddot{\theta} + \frac{1}{2} m g l \theta = 0$. On divise par $\frac{1}{3} m l^2$ :

$\ddot{\theta} + \frac{3 g}{2 l} \theta = 0$
.

4 Nature du mouvement dans les deux expériences :
- Dans l'expérience 1, l'énergie mécanique $E_{m1} = 0,5 \text{ J}$ (lecture sur le graphe, ligne en pointillés). La courbe de l'énergie potentielle $E_{pp}$ (courbe bleue) atteint la valeur de $E_{m1}$ en deux points (les limites d'oscillations). Le mouvement est donc un mouvement oscillatoire (va-et-vient).
- Dans l'expérience 2, l'énergie mécanique $E_{m2} = 2,5 \text{ J}$. Cette valeur est supérieure au maximum de l'énergie potentielle ($E_{pp\_max} = 2,0 \text{ J}$). L'énergie cinétique n'est donc jamais nulle. Le pendule franchit le point le plus haut et continue sa course. Le mouvement est un mouvement de rotation continue (révolutif).

5 Valeur maximale $\theta_{max}$ dans l'expérience 1 :
L'abscisse angulaire est maximale lorsque l'énergie potentielle est maximale et égale à l'énergie mécanique ($E_{pp} = E_{m1}$).
Sur le graphe, l'intersection de la droite $E_{m1} = 0,5 \text{ J}$ et de la courbe bleue $E_{pp}$ se produit pour une abscisse :

$\theta_{max} = \frac{\pi}{3} \text{ rad}$
.

6 Déduction de la masse $m$ :
On a $E_{pp}(\theta_{max}) = E_{m1} = 0,5 \text{ J}$.
Or $E_{pp}(\theta_{max}) = m \cdot g \cdot \frac{l}{2} \cdot (1 - \cos\theta_{max})$.
$m = \frac{2 \cdot E_{m1}}{g \cdot l \cdot (1 - \cos\theta_{max})}$.
A.N : $\theta_{max} = \frac{\pi}{3}$ (soit $60^\circ$), donc $\cos(\frac{\pi}{3}) = 0,5$.
$m = \frac{2 \times 0,5}{9,80 \times 0,60 \times (1 - 0,5)} = \frac{1,0}{5,88 \times 0,5} = \frac{1,0}{2,94} \approx \mathbf{0,34 \text{ kg}}$ (soit 340 g).

7 Énergies cinétiques extrêmes dans l'expérience 2 :
On sait que $E_c = E_{m2} - E_{pp}$.
- L'énergie cinétique est maximale lorsque $E_{pp}$ est minimale ($E_{pp} = 0$, au point le plus bas).
$E_{c,max} = 2,5 - 0 = \mathbf{2,5 \text{ J}}$.
- L'énergie cinétique est minimale lorsque $E_{pp}$ est maximale ($E_{pp\_max} = 2,0 \text{ J}$ au sommet, lecture sur le graphe).
$E_{c,min} = 2,5 - 2,0 = \mathbf{0,5 \text{ J}}$.

Exercice 3 : étude énergétique d'un pendule de torsion

On considère un pendule de torsion constitué d'un disque (D) homogène de rayon $r = 10 \text{ cm}$ horizontal, suspendu en son centre O à l'extrémité inférieure d'un fil métallique de masse négligeable et de constante de torsion $C$. L'extrémité supérieure du fil est reliée à un support fixe. Le disque peut tourner autour de l'axe vertical $(\Delta)$ matérialisé par le fil. Le fil exerce sur le disque un couple de rappel de torsion de moment $M_c = -C \cdot \theta$.

Le moment d'inertie du disque par rapport à l'axe $(\Delta)$ est $J_\Delta = 9 \times 10^{-3} \text{ kg.m}^2$. L'état de référence de l'énergie potentielle de torsion est la position d'équilibre ($E_{pt} = 0$ pour $\theta = 0$).

On fait tourner le système d'un angle $\theta_m$ et on l'abandonne sans vitesse initiale. La figure 2 représente la variation de l'accélération angulaire $\ddot{\theta}$ en fonction de l'abscisse angulaire $\theta$.

Pendule de torsion et graphe de l'accélération angulaire
Schéma du pendule de torsion et graphe de l'accélération angulaire $\ddot{\theta}$ en fonction de l'élongation $\theta$.

Questions :

  • 1 À partir d'une étude énergétique, établir l'équation différentielle du mouvement du disque. (On suppose l'absence de frottements).
  • 2 Exprimer la relation théorique entre l'accélération angulaire $\ddot{\theta}$ et l'abscisse angulaire $\theta$.
  • 3 Déterminer à partir de la courbe (figure 2), la valeur de l'amplitude du mouvement $\theta_m$.
  • 4 En exploitant la courbe (figure 2), calculer le coefficient directeur de la droite représentée.
  • 5 Déduire de ce qui précède la valeur de la période propre $T_0$ du mouvement oscillatoire. (On prendra $\pi^2 \approx 10$).
  • 6 En déduire la valeur de la constante de torsion $C$ du fil.
  • 7 Calculer la valeur de l'énergie mécanique $E_m$ de ce système.
Voir la solution 3
Attention. Le graphe $\ddot{\theta} = f(\theta)$ est une droite passant par l'origine. Son équation mathématique est $y = a \cdot x$. La pente "$a$" correspond au terme constant de l'équation différentielle !

1 Équation différentielle via l'étude énergétique :
L'énergie mécanique du pendule de torsion s'écrit : $E_m = E_c + E_{pt} = \frac{1}{2} J_\Delta \dot{\theta}^2 + \frac{1}{2} C \theta^2$.
En l'absence de frottements, l'énergie mécanique se conserve : $\frac{dE_m}{dt} = 0$.
$\frac{d}{dt}\left(\frac{1}{2} J_\Delta \dot{\theta}^2 + \frac{1}{2} C \theta^2\right) = 0$
$\frac{1}{2} J_\Delta (2 \dot{\theta} \ddot{\theta}) + \frac{1}{2} C (2 \theta \dot{\theta}) = 0$
$\dot{\theta} (J_\Delta \ddot{\theta} + C \theta) = 0$. Puisque le mouvement existe, $\dot{\theta} \neq 0$ :
$J_\Delta \ddot{\theta} + C \theta = 0 \implies$

$\ddot{\theta} + \frac{C}{J_\Delta} \theta = 0$
.

2 Relation théorique $\ddot{\theta}$ et $\theta$ :
D'après l'équation différentielle établie : $\ddot{\theta} = -\frac{C}{J_\Delta} \theta$.
En posant la pulsation propre $\omega_0^2 = \frac{C}{J_\Delta}$, on a la relation :

$\ddot{\theta} = -\omega_0^2 \cdot \theta$
.

3 Amplitude $\theta_m$ :
Sur le graphe, les valeurs extrêmes de l'abscisse angulaire $\theta$ correspondent à l'amplitude du mouvement.
La droite s'arrête aux valeurs $\theta = \frac{\pi}{6} \text{ rad}$ et $\theta = -\frac{\pi}{6} \text{ rad}$.
Donc, l'amplitude est

$\theta_m = \frac{\pi}{6} \text{ rad}$
.

4 Coefficient directeur de la droite :
La droite passe par l'origine et par le point de coordonnées $(\theta = \frac{\pi}{6} \text{ rad} ; \ddot{\theta} = -21 \text{ rad/s}^2)$.
Le coefficient directeur (la pente) $a$ est :
$a = \frac{\Delta \ddot{\theta}}{\Delta \theta} = \frac{-21 - 0}{\frac{\pi}{6} - 0} = \frac{-21 \times 6}{\pi} = \frac{-126}{\pi}$.
En prenant $\pi \approx 3,14$, $a \approx -40,1 \text{ s}^{-2}$. (On peut garder la forme analytique).

5 Période propre $T_0$ :
D'après la théorie, $\ddot{\theta} = -\omega_0^2 \cdot \theta$. La pente du graphe correspond donc à $-\omega_0^2$.
$-\omega_0^2 = \frac{-126}{\pi} \implies \omega_0^2 = \frac{126}{\pi}$.
On sait que $T_0 = \frac{2\pi}{\omega_0} \implies T_0^2 = \frac{4\pi^2}{\omega_0^2}$.
$T_0^2 = \frac{4\pi^2}{\frac{126}{\pi}} = \frac{4\pi^3}{126}$.
En approximant $\pi^3 = \pi \cdot \pi^2 \approx \pi \cdot 10 \approx 31,4$, on a : $T_0^2 \approx \frac{4 \times 31,4}{126} \approx \frac{125,6}{126} \approx 1$.
D'où

$T_0 \approx 1,0 \text{ s}$
.

6 Constante de torsion $C$ :
On a $\omega_0^2 = \frac{C}{J_\Delta}$, donc $C = J_\Delta \cdot \omega_0^2$.
La valeur exacte de $\omega_0^2$ (à partir de $T_0=1$) est $\omega_0^2 = \left(\frac{2\pi}{T_0}\right)^2 = \frac{4\pi^2}{1^2} \approx 4 \times 10 = 40 \text{ rad/s}^2$.
$C = 9 \times 10^{-3} \times 40 = 360 \times 10^{-3} = \mathbf{0,36 \text{ N.m/rad}}$.

7 Énergie mécanique $E_m$ :
L'énergie mécanique se conserve et est égale à l'énergie potentielle de torsion maximale (lorsque la vitesse s'annule à $\theta = \theta_m$).
$E_m = E_{pt\_max} = \frac{1}{2} C \theta_m^2$.
A.N : $\theta_m = \frac{\pi}{6} \text{ rad}$.
$E_m = \frac{1}{2} \times 0,36 \times \left(\frac{\pi}{6}\right)^2 = 0,18 \times \frac{\pi^2}{36}$.
Avec $\pi^2 \approx 10$ : $E_m \approx 0,18 \times \frac{10}{36} = 0,18 \times \frac{5}{18} = \frac{0,90}{18} = \mathbf{0,05 \text{ J}}$.

Exercice 4 (Basé sur l'image 15.png)

Exercice 4 : Étude dynamique et énergétique du pendule élastique

Le pendule élastique étudié est constitué d'un solide (S), de centre d'inertie G et de masse $m = 200 \text{ g}$, attaché à l'extrémité d'un ressort à spires non jointives, de masse négligeable et de raideur $K$. L'autre extrémité du ressort est fixée à un support fixe.

Le solide (S) peut glisser sans frottement sur la ligne de plus grande pente d'un plan incliné d'un angle $\alpha = 30^\circ$ par rapport au plan horizontal (fig.1).

On étudie le mouvement du centre d'inertie G dans le repère orthonormé $R(O; \vec{i}; \vec{j})$ lié au référentiel terrestre considéré comme galiléen. On repère la position de G à un instant $t$ par l'abscisse $x$ sur l'axe $(O; \vec{i})$.

A l'équilibre, G est confondu avec l'origine O du repère (fig.1). On prendra $\pi^2 = 10$ et $g = 10 \text{ m.s}^{-2}$.

Pendule élastique sur un plan incliné et courbe de la vitesse
Schéma du dispositif expérimental et évolution de la vitesse $v(t)$.

Questions :

  • 1 Déterminer, à l'équilibre, l'expression de l'allongement $\Delta l_e$ du ressort en fonction de $K$, $m$, $\alpha$ et $g$ l'intensité de la pesanteur.
  • 2 On écarte (S) de sa position d'équilibre, puis on l'abandonne à $t = 0$ avec une vitesse initiale $\vec{v}_0 = v_0.\vec{i}$. En appliquant la deuxième loi de Newton, trouver l'équation différentielle du mouvement du centre d'inertie G.
  • 3 La solution de l'équation différentielle s'écrit sous la forme : $x(t) = x_m.\cos\left(\frac{2\pi}{T_0}t + \varphi\right)$. En exploitant la courbe de la vitesse (Fig 2), trouver la valeur de la raideur $K$, de l'amplitude $x_m$ et de la phase $\varphi$.
  • 4 On choisit comme référence de l'énergie potentielle de pesanteur le plan horizontal auquel appartient G à l'équilibre : $E_{pp}(O) = 0$ et comme référence de l'énergie potentielle élastique l'état où le ressort n'est pas déformé. Trouver, à un instant $t$, l'expression de l'énergie potentielle élastique $E_{pe}$ en fonction de $K$, $\Delta l_e$ et $x$.
  • 5 Trouver, à un instant $t$, l'expression de l'énergie potentielle de pesanteur $E_{pp}$ en fonction de $m$, $g$, $\alpha$ et $x$.
  • 6 Montrer que l'expression numérique de l'énergie mécanique s'écrit : $E_m = E_c + 6,25 x^2 + 0,04$. Calculer sa valeur.
  • 7 En réalité, les frottements ne sont pas négligeables et l'amplitude des oscillations diminue de $1 \text{ cm}$ pendant la première période. Calculer la variation de l'énergie mécanique de l'oscillateur au cours de cette durée.
Voir la solution 4
Attention. Remarquez bien l'orientation de l'axe $(O; \vec{i})$ vers le haut. Lorsque $x > 0$, le ressort est moins étiré, donc son allongement global est $(\Delta l_e - x)$. C'est le secret pour réussir l'étude énergétique !

1 Allongement à l'équilibre $\Delta l_e$ :
À l'équilibre, la somme des forces est nulle : $\vec{P} + \vec{R} + \vec{T}_e = \vec{0}$.
Par projection sur l'axe $(O; \vec{i})$ orienté vers le haut : $-mg \sin\alpha + K \Delta l_e = 0$.
Ce qui donne :

$\Delta l_e = \frac{mg \sin\alpha}{K}$
.

2 Équation différentielle :
Hors équilibre, le système est soumis aux mêmes forces, mais la tension devient $\vec{T} = K(\Delta l_e - x)\vec{i}$.
La 2ème loi de Newton s'écrit : $\vec{P} + \vec{R} + \vec{T} = m\vec{a}_G$.
Projection sur $(O; \vec{i})$ : $-mg \sin\alpha + K(\Delta l_e - x) = m\ddot{x}$.
Or $K\Delta l_e = mg\sin\alpha$, donc les termes s'annulent : $-Kx = m\ddot{x}$.
L'équation est :

$\ddot{x} + \frac{K}{m}x = 0$
.

3 Valeurs de $K$, $x_m$ et $\varphi$ :
- Graphiquement, la période propre est $T_0 = 0,8 \text{ s}$.
Puisque $T_0 = 2\pi\sqrt{\frac{m}{K}}$, alors $K = \frac{4\pi^2 m}{T_0^2} = \frac{4 \times 10 \times 0,2}{(0,8)^2} = \mathbf{12,5 \text{ N/m}}$.
- L'amplitude de la vitesse (valeur max) est $v_m = 0,2 \text{ m/s}$. Or $v_m = x_m \cdot \frac{2\pi}{T_0}$.
Donc $x_m = \frac{v_m \cdot T_0}{2\pi} = \frac{0,2 \times 0,8}{2\sqrt{10}} \approx \mathbf{0,025 \text{ m}}$ (soit $2,5 \text{ cm}$).
- À $t=0$, $v(0) = +0,2 \text{ m/s} = v_m$. L'expression de la vitesse est $v(t) = -x_m \frac{2\pi}{T_0} \sin(\frac{2\pi}{T_0}t + \varphi)$.
Donc $-v_m \sin(\varphi) = v_m \implies \sin(\varphi) = -1 \implies \mathbf{\varphi = -\frac{\pi}{2} \text{ rad}}$.

4 Énergie potentielle élastique $E_{pe}$ :
La longueur du ressort à un instant $t$ dépend de $x$. L'allongement total est $(\Delta l_e - x)$.
Comme $E_{pe} = 0$ à l'état non déformé :

$E_{pe} = \frac{1}{2}K(\Delta l_e - x)^2$
.

5 Énergie potentielle de pesanteur $E_{pp}$ :
$E_{pp} = mgz + Cte$. L'axe $z$ (altitude) est relié à $x$ par la trigonométrie : $z = x \sin\alpha$.
Comme $E_{pp}(O) = 0$, la constante est nulle.

$E_{pp} = mgx \sin\alpha$
.

6 Expression numérique de l'énergie mécanique $E_m$ :
$E_m = E_c + E_{pe} + E_{pp} = E_c + \frac{1}{2}K(\Delta l_e^2 - 2x\Delta l_e + x^2) + mgx\sin\alpha$.
En développant : $E_m = E_c + \frac{1}{2}K\Delta l_e^2 - Kx\Delta l_e + \frac{1}{2}Kx^2 + mgx\sin\alpha$.
Puisque $K\Delta l_e = mg\sin\alpha$, les termes $(- Kx\Delta l_e + mgx\sin\alpha)$ s'annulent.
Il reste : $E_m = E_c + \frac{1}{2}Kx^2 + \frac{1}{2}K\Delta l_e^2$.
Calculons la constante : $\Delta l_e = \frac{0,2 \times 10 \times 0,5}{12,5} = 0,08 \text{ m}$.
$\frac{1}{2}K\Delta l_e^2 = 0,5 \times 12,5 \times (0,08)^2 = 0,04 \text{ J}$ et $\frac{1}{2}K = 6,25$.
On obtient bien :

$E_m = E_c + 6,25x^2 + 0,04$
.
- Valeur : À $t=0$, $x=0$ et $v=v_m=0,2 \text{ m/s}$. $E_m = \frac{1}{2}mv_m^2 + 0,04 = \frac{1}{2}(0,2)(0,2)^2 + 0,04 = 0,004 + 0,04 = \mathbf{0,044 \text{ J}}$.

7 Variation de l'énergie mécanique avec frottements :
L'amplitude initiale est $x_{m0} = 2,5 \text{ cm}$. Après une période, elle devient $x_{m1} = 2,5 - 1,0 = 1,5 \text{ cm}$.
Aux positions extrêmes, $E_c = 0$, donc $E_m = E_p = 6,25x_m^2 + 0,04$.
$\Delta E_m = E_{m1} - E_{m0} = 6,25(x_{m1}^2 - x_{m0}^2)$.
$\Delta E_m = 6,25 \times (0,015^2 - 0,025^2) = 6,25 \times (-0,0004) = \mathbf{-0,0025 \text{ J}}$.

Exercice 5 (Basé sur l'image 16.png)

Exercice 5 : Mouvement d'un système (solide - ressort)

Un oscillateur mécanique vertical est constitué d'un corps solide S de masse $m = 200 \text{ g}$ et d'un ressort à spires non jointives de masse négligeable et de raideur $K$. L'une des extrémités du ressort est fixée à un support fixe et l'autre extrémité est liée au solide S.

On se propose d'étudier le mouvement du centre d'inertie G du solide S dans un repère $R(O, \vec{k})$ lié à un référentiel terrestre supposé galiléen. L'axe $(O, \vec{k})$ est orienté vers le bas.

On repère la position de G à un instant $t$ par la côte $z$. A l'équilibre, G est confondu avec l'origine O du repère. On prendra $\pi^2 = 10$.

Pendule élastique vertical et graphiques des régimes d'amortissement
Schéma de l'oscillateur vertical et diagrammes des mouvements avec et sans frottements.

Questions :

  • 1 Frottements négligeables : Déterminer, à l'équilibre, l'allongement $\Delta l_0$ du ressort en fonction de $m$, $K$ et de l'intensité de la pesanteur $g$.
  • 2 Établir l'équation différentielle vérifiée par la côte $z$ du centre d'inertie G.
  • 3 La solution de cette équation s'écrit $z(t) = z_m \cos\left(\frac{2\pi}{T_0}t + \varphi\right)$. En exploitant la courbe de la figure 2 (oscillations libres), déterminer la valeur de la raideur $K$.
  • 4 Déterminer la valeur de la vitesse initiale $V_{0z}$ communiquée au solide à $t=0$.
  • 5 Frottements non négligeables : On réalise deux expériences en plongeant l'oscillateur dans deux liquides différents. Associer à chaque courbe (1) et (2) le régime d'amortissement correspondant.
  • 6 On choisit le plan horizontal passant par O comme état de référence de l'énergie potentielle de pesanteur ($E_{pp}=0$) et l'état où le ressort est non déformé comme référence de l'énergie potentielle élastique ($E_{pe}=0$). Trouver l'expression de l'énergie potentielle $E_p = E_{pp} + E_{pe}$ en fonction de $K$, $z$ et $\Delta l_0'$ (l'allongement à l'équilibre dans le liquide).
  • 7 Pour les oscillations correspondant à la courbe (1), calculer la variation de l'énergie mécanique de l'oscillateur entre les instants $t_1 = 0$ et $t_2 = 0,4 \text{ s}$.
Voir la solution 5
Attention. Dans un pendule vertical, si l'origine $O$ est à la position d'équilibre, la variation de l'énergie potentielle de pesanteur annule parfaitement la variation de l'énergie potentielle élastique due à l'allongement initial. Le système se comporte comme s'il était horizontal !

1 Allongement $\Delta l_0$ à l'équilibre :
Le solide est soumis à son Poids $\vec{P}$ et à la tension $\vec{T}_0$. À l'équilibre : $\vec{P} + \vec{T}_0 = \vec{0}$.
L'axe $(O, \vec{k})$ est dirigé vers le bas. Par projection : $mg - K\Delta l_0 = 0 \implies$

$\Delta l_0 = \frac{mg}{K}$
.

2 Équation différentielle :
Pendant le mouvement, l'allongement du ressort est $(\Delta l_0 + z)$. La tension est $\vec{T} = -K(\Delta l_0 + z)\vec{k}$.
D'après la 2ème loi de Newton : $\vec{P} + \vec{T} = m\vec{a}_G$.
Projection sur $Oz$ : $mg - K(\Delta l_0 + z) = m\ddot{z}$.
Sachant que $mg = K\Delta l_0$, il reste $-Kz = m\ddot{z}$, ce qui donne :

$\ddot{z} + \frac{K}{m}z = 0$
.

3 Valeur de la raideur $K$ :
D'après la courbe (Fig 2) du mouvement non amorti, la période propre est $T_0 = 0,2 \text{ s}$.
On sait que $T_0 = 2\pi\sqrt{\frac{m}{K}} \implies K = \frac{4\pi^2 m}{T_0^2}$.
Application numérique : $K = \frac{4 \times 10 \times 0,2}{(0,2)^2} = \frac{8}{0,04} = \mathbf{200 \text{ N/m}}$.

4 Valeur de la vitesse initiale $V_{0z}$ :
À $t=0$, la courbe montre que $z(0) = 0$ et l'oscillateur se dirige vers les $z$ positifs. L'amplitude est $z_m = 3 \text{ cm} = 0,03 \text{ m}$.
Puisque $z(0) = 0$, toute l'énergie est cinétique et la vitesse est maximale. La vitesse est la dérivée de $z(t)$ : $v_z(t) = -z_m \frac{2\pi}{T_0} \sin(\frac{2\pi}{T_0}t + \varphi)$.
La valeur maximale de la vitesse est $V_{0z} = z_m \cdot \frac{2\pi}{T_0}$.
$V_{0z} = 0,03 \times \frac{2\pi}{0,2} = 0,3\pi \approx \mathbf{0,94 \text{ m/s}}$.

5 Régimes d'amortissement :
- Courbe (1) : Le solide effectue plusieurs oscillations dont l'amplitude diminue progressivement. C'est le régime pseudo-périodique (frottement faible).
- Courbe (2) : Le solide retourne directement à sa position d'équilibre sans osciller. C'est le régime apériodique (frottement fort).

6 Expression de l'énergie potentielle $E_p$ :
- L'axe $Oz$ est dirigé vers le bas. $E_{pp} = -mgz + Cte$. Comme $E_{pp}(0) = 0$, $E_{pp} = -mgz$.
- L'allongement total est $(\Delta l_0' + z)$. Donc $E_{pe} = \frac{1}{2}K(\Delta l_0' + z)^2$.
L'énergie potentielle totale est la somme :

$E_p = \frac{1}{2}K(\Delta l_0' + z)^2 - mgz$
.

7 Variation de l'énergie mécanique pour la courbe (1) :
Pour simplifier, on utilise la forme réduite de l'énergie mécanique pour les écarts à l'équilibre : $\Delta E_m = E_{m2} - E_{m1} = \frac{1}{2}K(z_2^2 - z_1^2)$ lorsque la vitesse est nulle aux deux instants.
- À $t_1 = 0 \text{ s}$, la courbe (1) part d'un sommet : $z_1 = 3 \text{ cm} = 0,03 \text{ m}$ (sans vitesse).
- À $t_2 = 0,4 \text{ s}$, la courbe atteint un autre sommet : $z_2 = 1 \text{ cm} = 0,01 \text{ m}$ (sans vitesse).
$\Delta E_m = \frac{1}{2} \times 200 \times (0,01^2 - 0,03^2) = 100 \times (0,0001 - 0,0009) = 100 \times (-0,0008) = \mathbf{-0,08 \text{ J}}$.
Le système a perdu $0,08 \text{ Joules}$ sous forme de chaleur thermique.

6. QCM : 30 questions

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